International
Appel à projets de Coopération au Développement dans la Société de l’Information
Vous pouvez concourir jusqu’au 8 août à la 2ème édition de l’appel à projets de Coopération au Développement dans la Société de l’Information.
Faisant partie de l’initiative solidaire « 1@+tú=1€ », il s’agit d’une invitation aux ONG du monde entier afin qu’elles présentent leurs propositions pour réduire le fossé numérique dans les Pays du Sud.
Gijón (Asturies - Espagne), lundi 21 juillet 2008
Les ONG et autres organisations privées ou sans but lucratif disposent jusqu’au 8 août 2008 inclus, pour participer au 2ème appel à projets de Coopération au développement dans la Société de l’Information , inicié par la Fundación CTIC dans le cadre de l’initiative de solidarité numérique 1@+tú=1€ www.1arroba1euro.org destinée aux Pays du Sud (Amérique Latine, Afrique et Asie).
Les projets présentés doivent être des propositions concrètes pour réduire le fossé numérique, promouvoir l’accès aux Technologies de l’Information et de la Communication (TIC), créer des opportunités numériques et tirer partie des bénéfices que les TIC offrent pour le développement des Pays du Sud. Le délai de réalisation ne doit pas excéder un an et le projet doit garantir au moins 20 % de financement par une source autre que l’appel à projets. Les projets effectivement sélectionnés seront soutenus à hauteur de 80 % de leur coût total, dans une limite de 30.000 euros.
L’aide sera apportée par un fonds mixte de soutien créé grâce à la collaboration et le parrainage d’entreprises, d’organismes et grâce à la participation volontaire de citoyens. C’est uniquement grâce à la solidarité de tous et toutes – société civile, administrations, entreprises et tiers secteur (ONG) – qu’il est possible de réduire ce fossé par le développement et c’est à cette initiative commune que la Fondation CTIC vous invite à participer.
Les projets présentés doivent concerner l’intégration des TIC et de la Société de l’Information dans des domaines tels que la santé, l’éducation, la lutte contre la pauvreté, la participation citoyenne et enfin, la coopération au développement.
Les éléments de l’appel à projets peuvent être téléchargés ici (en espagnol) : http://www.1arroba1euro.com/1arroba1euro/ongs.php Lors de la première édition, les trois projets soutenus (sensibilisation, administration électronique et alphabétisation numérique, au Pérou et en Argentine) ont bénéficiés directement à plus de 7.700 personnes.
Communauté de l’Arobase
1@+tú=1€ est un projet pionnier de Coopération au Développement et Technologies de l’Information et Communication (TIC) né en 2007 dans le cadre de la Fête de l’Internet, évènement mondial dans lequel il obtint le Prix de la Meilleure Initiative pour réduire le fossé numérique. La Communauté de l’Arobase est constituée de 4.000 personnes, qui se sont inscrites gratuitemente via le web et soutiennent le projet. Cette communauté est renforcée par l’Arobase Solidaire composée, au jour d’aujourd’hui, par une vingtaine d’organisations publiques ou privées, telles que European Software Institute (ESI) et Fundetec, qui ont déjà confirmé leur soutien financier pour aider les projets retenus dans le cadre de ce secons appel à projets.
PLUS D’INFORMATIONS :
- 1@+tú=1€ - www.1arroba1euro.org
- Fundación CTIC – www.fundacionctic.org CONTACTS :
- Jimena Pascual (Coordination du projet)- cooperacion[at]fundacionctic.org +34 984 29 12 12
- Rosa Valle (Communication), rosa.valle[at]fundacionctic.org
e-Stas : Créatif à Malaga
e-stas c’est quoi ?
E-Stas est une rencontre localisée en Espagne qui souhaite faciliter le partage d’expériences, la rencontre d’acteurs d’environnements divers, la réflexion entre des praticiens, des acteurs publics, des personnes du monde associatif, de l’entreprise, etc. La plupart des organismes représentés était des fondations ou en lien étroit avec celles-ci.
Pour la 1ère année cette rencontre s’est tenue à Málaga, après 2 éditions sévillanes. Les organisateurs voulaient une organisation qui facilite la réactivité, les échanges et la création de liens.
Le programme était donc divisé en conférences introductives, tables-rondes animées par des journalistes, ateliers, présentations courtes et temps importants pour les échanges informels (pas de repas assis ! dur, mais appréciable pour la mobilité que cela créé). Les organisateurs ont souhaité « interdire » les présentations de type « diaporamas », pour éviter que les intervenants ne tombent dans le piège de la présentation formelle, des diapositives minuscules, vides, etc. Les deux écrans ont donc nargués pendant 2 jours ceux qui se plaignaient qu’on ne puisse diffuser des diaporamas, même si parfois une image peut remplacer trop de mots...
La majorité des participants était espagnole, ce qui a pu parfois, sur certains temps ne bénéficiant pas de traduction, créer un « écran » à la compréhension. Quelques participants de renom sont venus d’Amérique du Sud. L’Espagne est clairement plus tournée vers ce continent que nous ne le sommes avec nos amis francophones.
Cette rencontre est amenée à se renouveler dans le temps, les organisateurs estiment avoir trouvé une formule qui répond aux attentes des acteurs concernés.
Qu’avons nous fait, avec qui ?
Après une conférence d’introduction donnée par Raul Zambrano Conseiller Politique Senior pour le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), la première journée a été consacrée à des tables-rondes thématiques, sur des questions plutôt générales.
Rôle du tiers secteur, de l’administration et des entreprises dans le développement de l’inclusion socio-digitale La première table-ronde a réuni Daniel Pimienta, Kafui Amenu Prebie, de "One Village Foundation" et Stéphanie Lucien-Brun. Daniel Pimienta a manqué de temps pour présenter de façon structurée ses réflexions sur la « fracture paradigmatique » qui lui semble devoir remplacer la faussement explicite « fracture numérique ». Pour retrouver ses idées de façons un peu plus développées, voir l’article qu’il avait proposé à Créatif en 2005.
La seconde table-ronde a réuni Mar del Mar Negreiro à la DG INFSO de la Commission Européenne , Raoul Weiler du Club de Rome, Berta Maure Rubio du Plan Avanza, programme lié au développement de la Société de l’Information en Espagne et Jérôme Combaz du CRI-Greta du Velay. Du niveau des politiques européennes à celui des acteurs d’un champ spécifique, les articulations sont encore souvent difficiles à mettre en place.
La troisième table-ronde a rassemblé des acteurs du monde de l’entreprise. Belén Perales, responsable de la Responsabilité Sociale d’Entreprise à IBM Espagne, José Manuel Garcia Prieto qui occupe la même fonction chez Sun MicroSystems, Javier de la NavaNava Trinidad, responsable de l’Action sociale à BBVA, un des plus gros organismes bancaires espagnols et Francisco Ortiz Chaparro, engagé, notamment dans des programmes de télétravail.
La journée s’est finie par des ateliers thématiques permettant des échanges au sein d’un même atelier par sous groupes. Plus difficile à suivre compte tenu des difficultés de langues !
Les participants se sont retrouvés le soir pour une première partie de soirée au musée d’Art Moderne avant d’attaquer la partie « off du off » en faisant la tournée des bars à l’espagnol ! Et Malaga offre des ressources riches sur cet aspect.
Le vendredi matin une organisation en petits groupes thématiques a permis aux participants de présenter des projets spécifiques : actions localisées, publics spécifiques, etc. A cette occasion, Stéphanie a présenté la collection de guides produit par Créatif. Avec une traduction assurée par Adrien Mangin, initiateur énergique de cette invitation adressée à Créatif.
Une table ronde sur la place et le rôle des réseaux, avec notamment Susana Finquelievich, engagée dans les réseaux de l’Accès pour tous en Amérique Latine (mettre un lien sur LINKS), Enrique Varela qui travaille notamment avec la Fundacion ONCE et s’intéresse aux technologies pour les personnes qui en sont éloignées et Julio Andrade, responsable de la Participation citoyenne à la Municipalité de Malaga.
Le soir, nous avons fait un « off autogéré » en allant voir la projection d’un documentaire sur « femmes et TIC » à la Casa Invisible, maison occupée par des militants, notamment du logiciel libre. Super « limonade », ambiance décontractée et créative, débats, musique... Ce documentaire propose un regard acéré sur la place des femmes dans le champ des technologies de l’Information et de la Communication, notamment dans le champ de la création artistique et de celui du logiciel libre. Militant et remuant, ce documentaire sera bientôt disponible avec un sous titrage français. En licence Creative Commons, le site qui lui est associé propose de nombreuses ressources.
Qui avons nous rencontré ?
Équipe de Cibervoluntarios : jeune, impliquée, accueillante...
Au delà des échanges qui ont pu avoir lieu avec les personnes présentes sur les tables-rondes des contacts se sont noués, notamment avec :
- Alexandra Haché, elle notamment travaillé pour Vecam et travaille aujourd’hui à L’institut d’études sur la société de l’information à Séville. Elle a co-réalisé le documentaire sur les femmes dans l’environnement TIC.
- Mariano Lloria Garcia, coordinateur technique de l’association nationale des personnes IMC (Infirmité Moteur Cérébral) qui a notamment développé un ordinateur embarqué permettant un contrôle d’environnement à moins de 1000 euros, qui tourne sur des logiciels libres.
- Ismaël Pena de l’Université Ouverte de Catalogne, qui travaille sur l’organisation pédagogique de cette université en ligne, ouverte à plus de 30.000 étudiants à travers le monde. Il tient un blog (en anglais) riche en réflexions.
- Alejandro Simon Garcia qui propose un site web d’hébergements de sites Web associatifs .
- Marta Pastor, journaliste à la Radio Nationale, en charge d’un programme sur les TIC et réalisatrice de sujets courts pour les différentes chaînes de cette radio.
- Enrique Varela Conseiro, consultant web autour de l’accessibilité du web qui a travaillé avec la Fondation ONCE.
L’OLPC est revenu plusieurs fois sur la table. Le modèle choisi semble de plus en plus en concurrence avec les ultra-portables, dont les prix baissent d’année en année. En fait, si cette comparaison a lieu, c’est que le concept de l’OLPC semble mal compris, et ses spécificités sont mal connues. On pense d’abord à un ordinateur pas cher, à ses aspects économiques, à son modèle commercial différent des autres. Mais au delà de tout ça, l’OLPC reste l’ordinateur pour "pays pauvres" le plus réfléchi dans son ensemble. L’écran fonctionne avec la lumière du jour et possède une résolution meilleure que les écrans de portables actuels, rechargeable par dynamo, cycle de charge/décharge étudié en fonction du mode de vie des utilisateurs ciblés, ergonomie, solidité, etc. Voir le dossier sur FramaBlog pour plus d’information.
Impressions générales et effets produits ?
Au delà de l’intérêt que peut représenter l’échange, la prise de contacts, l’ouverture à d’autres types de mises en oeuvre de projets, que peut-il rester de ce type de rencontre ? En quoi cela a-t-il du sens de brûler du carbone pour traverser une partie de l’Europe ? Les réponses sont contrastées et indécises.
Du coté « doutes » :
Le « retour sur investissement » (investissement en temps, énergie attentionnelle, etc.) n’est pas mesurable de façon directe ; cette rencontre ne s’inscrit pas dans le cadre d’un projet déjà en cours, elle n’est pas le lancement d’une action commune.
Manque de "prise" sur les conditions de mise en œuvre des projets, comment visualiser, entendre de façon éclairée, concrète et non « communicante » ce que produisent vraiment les projets mis en œuvre, et à quel coût ?
Mais ce type d’interrogations n’est pas propre à E-Stas. Le fait d’évoluer dans des langues « étrangères » rend d’autant plus criant la difficulté à saisir « le sens », qu’il soit visible, « caché », à formaliser, des projets menés et de les remettre dans des contextes culturels et socio-économiques maitrisés.
Du coté « arguments positifs » :
La diversité des personnes présentes, la disponibilité de chacun à échanger de façon souple et informelle, permet de nouer des contacts autrement très difficiles ou impossibles.
L’équipe des organisateurs semble décidée à « capitaliser » sur la qualité de ces rencontres interpersonnelles et à faciliter leur maintien, notamment via l’activation du site web.
L’ouverture à un nouveau type de réseaux, espagnols et européen, portés vers l’Amérique Centrale et latine.
Pour Créatif, une question se pose : comment au delà des grandes et positives intentions que de continuer et nourrir les échanges ainsi amorcés, renforcer de façon effective les coopérations transnationales au sein du réseau ?
Accès internet dans les zones rurales des Pays du sud : le téléphone mobile plutôt que l’ordinateur ?
Un extrait de l’article :
"Le téléphone portable serait-il l’outil du futur pour assurer le développement économique des campagnes dans les pays du Sud ? Ou, pour reprendre l’expression indienne, le vecteur qui gommera la « fracture numérique » séparant les villes des villages ? La réponse est loin d’être tranchée, mais de plus en plus de chercheurs estiment que le portable pourrait effectivement s’avérer plus efficace que l’ordinateur pour connecter les zones les plus reculées au reste du monde. « Les portables d’aujourd’hui sont aussi puissants que les PC de l’an 2000, et beaucoup moins cher », résume Srinivasan Keshav, professeur à l’université de Waterloo, au Canada."
La suite à lire ici : http://www.liberation.fr/transversales/futur/reportage/293978.FR.php
Résultats de la consultation en ligne sur la stratégie de l’Union Européenne en matière d’e-Inclusion
En juin dernier, CRéATIF s’est engagé pour soutenir la démarche de consultation publique de l’Union européenne sur sa politique d’e-inclusion. Nous avons traduit le questionnaire initialement en anglais uniquement et diffusé largement dans nos réseaux un appel à contribuer.
Voici les résultats de cette consultation, tels qu’ils sont présentés dans le dernier "rapport de l’initiative européenne 2010 sur l’inclusion numérique". Encore une fois, il a fallu se farcir la traduction en français car il semble qu’on ne puisse participer à la construction de la société de l’information, "inclusive et européenne", que si on lit très couramment l’anglais. :-(
Le rapport complet (pdf en anglais 191 p.) déjà cité sur ce site dans un précédent article est disponible là : European i2010 initiative on e-Inclusion, "To be part of the information society" Impact Assessment
Les résultats de la consultation en ligne sur la stratégie de l’Union Européenne en matière d’e-Inclusion
Le questionnaire était constitué de 12 questions sur différents thèmes se rapportant à la Déclaration ministérielle de Riga. Trois invitations à répondre ont été adressées directement à 2000 contacts. Le questionnaire a été annoncé surle Portail Europa et le service de presse Société de l’Information. Au final, 211 réponses ont été collectées. La majorité des réponses (65%) proviennent de particuliers (principalement de l’Europe des 15). 35 % des réponses viennent d’institutions, y compris les ONG représentant des usagers ou des industriels, des entreprises ou des centres de recherche. Les réponses confirment :
- On constate des progrès limités en matière d’e-accessibilité depuis l’adoption de la communication de 2005 soulignant le rôle des mesures volontaires de la part des industriels, ainsi que le risque d’une fragmentation aux niveau des lois et des marchés (avis partagé par 69% et 72% des répondants).
- Le besoin de renforcer (81%) et réviser (87%) la législation actuelle, comme de proposer une nouvelle legislation (72%) en matière d’e-accessibilité a été fortement souligné. Les répondants confirment aussi le besoin d’outils d’accompagnement engageant les acteurs concernés : Responsabilité Sociale des Entreprises (68%), veille renforcée (66%), coopération entre usagers et industriels (61%). Sur l’accessibilité des sites web, 53% des répondants suggèrent d’utiliser des normes obligatoires pour tous les services publics.
- L’écrasante majorité des répondants pensent que l’amélioration de l’e-accessibilité aurait des impacts très positifs sur les personnes (90,5%), sur l’industrie européenne (82,5%), et sur la société dans son ensemble (92,1%).
- Les compétences numériques doivent être renforcées selon 90% des réponses, en encourageant les partenariats public/privé (82%), et en encourageant les efforts pour promouvoir des standards de qualifications (75%).
- Les personnes agées sont dissuadées de débuter dans l’usage des produits et services à base de TIC à cause de barrières commerciales (53% des répondants) et le besoin de sensibiliser les seniors aux potentialités des TIC, ainsi que le développement des compétences, de l’accessibilité et de l’accès aux technologie (souligné par 65 à 76 % des réponses).
- Le potentiel de l’usage des TIC est perçu de plus en plus comme un facteur d’intégration sociale et économique pour les jeunes marginalisés (61%) et pour les minorités ethniques (74,6%). Intégrer le thème de l’e-inclusion dans les politiques d’Education, d’Emploi et d’Immigration a été sélectionné respectivement par 42,7% 31,7% et 30,2% comme une priorité première.
- La majorité des répondants, approuvent (55,6%) ou approuvent fortement (15,9%), l’idée que le web social (ou web 2.0) a un fort potentiel en matière d’inclusion sociale, dans la mesure où les services peuvent être mieux adaptés aux usagers et les usagers plus impliqués dans la Société de l’information.
- Un appel fort à accroître les compétences TIC au sein des services publics (84%).
- Les répondants soulignent massivement (87%) le besoin d’accroître la place de l’e-inclusion à travers toutes les politiques, en renforçant les débats et les échanges internationaux, sur l’e-inclusion, en promouvant la recherche et l’innovation, ainsi qu’une meilleure coordination des niveaux locaux, nationaux et européens.
- Les répondants encouragent aussi fortement (87%) l’Union européenne à favoriser le dialogue à propos d’e-inclusion entre les différents acteurs concernés et soutiennent les efforts des industriels accomplis via la Responsabilité Sociale des entreprises (75%).
23 réponses de représentants de la société civile ou d’organisations professionnelles ont aussi été reçues par mail. Ces réponses, utilisant le questionnaire ou sous forme libre, diffèrent particulièrement en ce qui concerne les propositions en matière d’e-accessibilité. Les opinions exprimées vont d’un soutien à une intervention législative plus marquée (demande d’organisations de la société civile) à des avis plus réservés de la part d’industriels.
Ces derniers reconnaissent qu’une approche commune au niveau européen est nécessaire du fait de l’actuelle fragmentation du paysage de l’e-accessibilité en Europe, causée par les exigences divergentes dans les états membres. Malgré cela, le retour de certains acteurs industriels exprime l’invitation à privilégier la mise en oeuvre de solutions ou de procédures d’implémentation régulatoires reposant sur l’auto-certification des produits et services, l’usage de cahier des charges fonctionnels d’e-accessibilité et la promotion de normes en collaboration avec d’autres acteurs économiques majeurs que les Etats-Unis.
Rapport de l’initiative européenne i2010 sur l’insertion numérique
Ce rapport très détaillé (191 pages en anglais) fait le point sur l’état d’avancement dans les pays de l’Union européenne de l’initiative sur l’e-inclusion, par rapport aux objectifs fixés pour 2010 lors de la Conférence de Riga en 2006.
J’ai résumé quelques passages du début du texte qui fait un point sur la situation de l’e-inclusion en Europe et constate que les objectifs fixés à Riga ne pourront pas être atteints.
La suite du rapport est très intéressante, puisqu’elle préconise les élements cadres de la politique européenne des années à venir, mais demande pas mal de temps pour faire une traduction synthétique en respectant bien les nuances du texte. Donc à suivre ...
European i2010 initiative on e-Inclusion, "To be part of the information society" Impact Assessment
sous-titre : European i2010 initiative on e-inclusion "No one left behind in the information society"
Les objectifs de la déclaration de Riga ne seront pas atteints
La déclaration de Riga identifiait 6 points clés et objectifs :
- personnes agées & TIC,
- fossé géographique,
- e-accessibilité ( usage des TIC par les personnes handicapées),
- alphabétisation et compétences numériques (digital literacy),
- TIC au service de la diversité culrturelle,
- e-administration inclusive.
Les données recueillies lors des dernières études en 2006 montrent que peu de progrès ont été réalisés dans ces domaines.
Taux d’usages : Par exemple, les pourcentages d’usage régulier d’internet en 2006 comparé à (celui de 2005) pour les 27 pays de l’Union Européenne étaient de : – 71% (68%) pour les 16-24 contre seulement 10% (10%) pour les 65-74 ans ;
- 76% (73%) pour les européens disposant d’un niveau d’études supérieur contre seulement 25% (24%) parmi les européens ayant un niveau d’éducation élémentaire.
- 58% (54%) parmi ceux qui ont un emploi contre 36% (32%) parmi les demandeurs d’emploi.
- 51% parmi les habitants des zones densément peuplées contre 35% pour ceux qui résident dans les zones d’habitat dispersé.
E-accessibilité :
En moyenne pour les 27 pays de l’Union Européenne seuls 5% des sites web publics sont conformes aux normes minimum d’accessibilité requises.
Fossé géographique :
89% de la population des 27 états membres de l’Union Européenne réside dans une zone couverte par un accès haut-débit (92% dans les pays de l’europe des 15). Mais les lignes de fractures géographiques persistent dans les zones rurales où la moyenne de couverture s’établit plutôt à 71%, avec des vitesses de connexion plus faibles et moins d’alternatives dans le choix de l’opérateur.
Compétences numériques :
Seuls 57% des européens ont les compétences de bases dans l’usage d’internet et d’un ordinateur. Compte-tenu du faible niveau d’exigence de l’enquête sur ces compétences de base, cela reste très insuffisant pour pouvoir imaginer tirer pleinement profit des TIC.
e-administration :
En 2006, parmi la population des 27 pays de l’Union européenne agée 17 à 74 ans :
- 21% utilisent les e-services pour obtenir de l’information ;
- 13.3% téléchargent des formulaires ;
- 8.8% effectuent des transactions.
En comparant avec les données 2004 et 2005, on constate un développement très faible de ces usages.
Personnes agées & TIC :
Les données d’enquête montrent que les objectifs fixés par la Conférence de Riga pour 2010 ne seront pas atteints et que les progrès réalisés dans le développement des usages sur cette tranche d’âge de la population sont faibles.




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