Enquêtes d’évaluation

Des rapports, enquêtes et Compte-rendus d’évaluation de programmes et d’actions menées dans des territoires.
Appel à projets 2008-2009

Comprendre les comportements des enfants et adolescents sur Internet

...pour les protéger des dangers
La Fondation pour l’Enfance et le Ministère du travail, des relations sociales, de la famille et des solidarités, organisent un appel à projet à destination des associations françaises pour une étude sur le territoire national et européen.

Cet appel à projet doit permettre de financer des études qui, en permettant de mieux comprendre les usages fait par les enfants et les jeunes des TIC, et notamment d’Internet, doit permettre de prévenir les risques potentiel liés à ces usages.

la date de clotûre des dossiers est le 20 octobre 2008.

Le descriptif de l’appel à projet, le dossier complet sur le site de la Fondation pour l’Enfance.

Posté le 22 juillet 2008 par Stéphanie Lucien-Brun
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Géographie de la pauvreté : statistiques 2006 du Secours Catholique

Le Secours Catholique a publié le 8 novembre les résultats de son étude statistique 2006 sur l’état de la pauvreté en France. Ce document présente les principaux constats de l’association concernant les 1 500 000 personnes accueillies l’an dernier par ses équipes.

Cette étude 2006 porte un regard particulier sur l’analyse de la pauvreté en fonction des territoires géographiques.

Ainsi la pauvreté touche plus particulièrement les familles dans les régions Nord-Pas-de-Calais, Champagne-Ardennes, Picardie ou Haute-Normandie. Dans ces régions, le nombre de famille atteint un taux de 60 à 65 % parmi l’ensemble des personnes accueillies alors qu’il n’est que de 43 % en Bretagne ou 47 % en Midi-Pyrénées.

En ce qui concerne le logement, la région Champagne-Ardenne peut se prévaloir d’un parc social particulièrement développé : 60 % des personnes accueillies vivent en HLM, alors qu’en région Provence-Alpes-Côte d’Azur (PACA), elles ne sont que 20 %.

La pauvreté monétaire est inégalement répartie sur le territoire. Le nombre de personnes accueillies et vivant en dessous du seuil de pauvreté varie de 87,5 % à 90,8 % en Île-de-France, Basse Normandie, Aquitaine ou Rhône-Alpes. Il passe de 92,6 à 95,8 % en Nord-Pas-de-Calais, Alsace, Lorraine, Haute-Normandie, Champagne-Ardennes, Picardie ou Paca.

Ces disparités apparaissent également lorsque l’on compare le taux de Rmistes suivant les régions. Il peut varier quasiment de 20 % de l’une à l’autre.

On dénombre plusieurs régions dans lesquelles le taux d’emploi des personnes accueillies au Secours Catholique est particulièrement faible (entre 10,6 et 16 %) : Nord-Pas-de-Calais, Haute-Normandie, Languedoc-Roussillon ou Limousin. En revanche, l’Île-de-France, le Centre, la Basse-Normandie et l’Aquitaine sont des régions qui offrent une perspective d’emploi plus élevée (entre 18 et 19 %). Cependant les contrats proposés restent précaires (CDD, intérim, saisonnier…), et ne permettent pas d’échapper à la pauvreté.

Pour accéder aux données de cette étude et aux fiches établies par régions :

Lien hypertexte: Secours Catholique
Posté le 23 novembre 2007 par Philippe Cazeneuve
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Qui sont les plus gros consommateurs d’Internet, région par région ?

Cette étude compare le nombre de visites Internet provenant des différentes régions françaises, au global et ramené au nombre d’habitants…

Qui sont les plus gros consommateurs d’Internet ?

Extrait :

« Sur la semaine du 23 au 29 avril 2007, nous avons analysé le nombre de visites réalisées par habitant par région. Sur cet indicateur, c’est à nouveau le Limousin qui présente le niveau le plus bas. Nous avons donc indicé son niveau de visites/habitant à 1 pour étudier les niveaux des visites/habitant des autres régions françaises.

Ainsi, pour 1 visite/habitant générée depuis le Limousin :

* 154 visites/habitant sont réalisées d’Alsace, * 128 de Bourgogne, * et 122 de Poitou-Charentes

Ces trois régions ne sont donc pas les plus peuplées (respectivement 13ème, 16ème et 15ème en nombre d’habitants) mais bien les plus dynamiques en termes de consommation Internet par habitant. »

carte consommation internet par habitant des régions françaises

Les données complètes de cette enquête surle site de Xiti Monitor

Lien hypertexte: Xiti monitor
Posté le 21 mai 2007 par Philippe Cazeneuve
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L’accès des ménages à bas revenus aux TIC

Commentaires sur une étude de la DREES (Ministère de la Cohésion sociale ...)
La Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (DREES) - Ministère de l’Emploi, de la Cohésion sociale et du Logement & Ministère de la Santé et des Solidarités, publie les données d’une étude sur l’accès des ménages à bas revenus aux technologies de l’information et de la communication (TIC).

« Ces ménages ont souvent moins accès aux technologies de l’information et de la communication que les autres ménages. Ce constat est particulièrement visible dans le cas du micro-ordinateur et de l’Internet, technologies globalement moins diffusées que la téléphonie (mobile ou fixe) ou la télévision.

Les chômeurs et les étudiants, qui sont surreprésentés parmi ces ménages, ressentent des manques spécifiques liés à l’absence de l’Internet. Près de la moitié des chômeurs considère que ne pas avoir l’Internet limite leur recherche d’emploi et trois étudiants sur dix que cela les gêne dans leurs études. »

Pour consulter l’étude : http://www.sante.gouv.fr/drees/etude-resultat/er557/er557.pdf

A première vue, rien de nouveau sous le soleil pour les personnes qui s’intéressent à l’e-inclusion, les données statistiques utilisées proviennent de l’Enquête permanente sur les conditions de vie réalisée par l’INSEE en octobre 2005 et comportant un volet TIC. Ces données ont déjà été exploitées et analysées par Régis Bigot dans l’étude du CREDOC de novembre 2006 « La diffusion des technologies de l’information dans la société française », commandité par l’ARCEP.

Disponible sur : http://www.arcep.fr/uploads/tx_gspublication/etude-credoc2006.pdf

L’étude insiste sur des écarts d’accès à la micro-informatique et à internet qui s’expliquent en grand partie par le faible niveau de diplôme des ménages les plus pauvres.

Ce qui m’a étonné, c’est que certains sous-titres annoncent le contraire de ce qui est écrit dans l’analyse et des chiffres présents dans les tableaux ...

Cela concerne notamment les justifications données par les ménages non équipés de micro-ordinateur et d’internet. Le chapeau nous annonce que la raison principale est financière, alors que les résultats réels de l’enquête INSEE placent ce critère en troisième position, et que 50 % des ménages non équipés mettent en avant d’abord la complexité, puis la non-utilité.

On peut aussi se reporter à l’étude menée par le laboratoire MARSOUIN « L’équipement technologique des ménages français en 2006 : taux d’équipement, motivations et freins » et dont les conclusions sont publiées ici : http://www.creatif-public.net/ecrire/ ?exec=articles&id_article=688

Ce n’est pas la première fois que je constate cette interprétation erronée sur cette question, dans des études pourtant sérieuses. Comme si les commanditaires de ces enquêtes ne voulaient pas entendre les résistances volontaires des non-utilisateurs et préféraient les voir comme des victimes d’une inégalité de pouvoir d’achat.

L’étude insiste sur le fait de ne pas avoir accès aux TIC comme un manque ressenti, alors que les chiffres montrent que 70 % des personnes non connectées à internet à domicile n’en ressentent pas le besoin. Encore une fois, l’histoire du verre à moitié vide ou à moitié plein !

Pour conclure, une donnée intéressante qui provient de comparaisons européennes faites par EUROSTAT.

Ecart d’accès aux TIC selon le niveau de vie


Micro-ordinateur

Internet

Taux accès

Ecart entre 4e et 1er quartiles

Taux accès

Ecart entre 4e et 1er quartiles

France

56 %

31

41 %

37

Allemagne

77 %

40

67 %

48

Suède

82 %

29

77 %

37

Danemark

85 %

26

79 %

34

(EUROSTAT- enquête 2006 sur l’utilisation des TIC dans les ménages et par les particuliers)

Lecture : en 2006, 56 % des ménages français disposent d’un micro-ordinateur et l’écart d’accès entre les ménages appartenant au 1er quartile de niveau de vie (25 % les plus pauvres) et ceux appartenant au dernier quartile de niveau de vie (25 % les plus aisés) est de 31 points.

On constate que l’Allemagne possède un taux d’accès des ménages au micro-ordinateur et à l’internet,nettement supérieur à celui de la France, mais que les écarts entre les plus riches et les plus pauvres y sont plus élevés qu’en France. Il faut sans doute attribuer cela à la réunification allemande et il faudrait analyser les écarts région par région pour le vérifier.

On ne peut que souhaiter que la France évolue vers un modèle à la scandinave, où la Suède et le Danemark disposent à la fois d’un taux d’accès plus élevé des ménages et d’écarts plus restreints entre les ménages les plus pauvres et ceux les plus riches.

Posté le 17 mai 2007 par Philippe Cazeneuve
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Les machines à voter françaises : un outil de discrimination sociale très efficace

C’est sous ce titre qu’un chercheur français à l’Université de Metz, Gabriel MICHEL, nous interpelle pour attirer notre attention de citoyens sur les résultats d’une évaluation qu’il a pu mené autour de l’utilisation des machines à voter par des seniors et des déficients visuels.

Voici un extrait du compte-rendu d’étude réalisée auprès d’un échantillon de seniors

"Trois machines à voter seront utilisées lors des prochaines présidentielles par près d’un million et demi d’électeurs. Les villes ayant choisi ce mode de scrutin sont passées directement du vote manuel au « tout électronique » : ce que veut dire que dans ces villes la machine à voter sera le seul moyen pour exprimer son choix. En plus du risque de fraude qu’on évoque beaucoup, à juste titre, se pose le problème de l’accessibilité aux populations sensibles (seniors, personnes handicapées, analphabètes technologiques). Les trois systèmes de vote qui équipent désormais les bureaux de vote français se veulent accessibles à tous les électeurs. Nous avons déjà montré, dans une première étude, que ces systèmes donnaient très peu de chances à une personne déficiente visuelle de voter normalement. L’objet de cette seconde étude est d’évaluer l’accessibilité de ces systèmes aux seniors.

(...)

Nous avons pu réaliser des tests utilisateurs sur une des 2 machines : Indra. Ce sont 7 seniors âgées de 64 ans à 77 ans (moyenne d’âge72,33) qui ont effectué les tests utilisateurs. Il leur était demandé de voter pour une liste de 10 candidats. Signalons qu’ils faisaient partie de catégories socio professionnelles favorisées : professions intermédiaires ou cadres supérieurs. Les résultats sont éloquents : sur 7 seniors placés dans des conditions idéales (pas de bruit, de pression, pas de contraintes de temps), seuls 3 ont réussi à voter. Et surtout sur ces 4 échecs, 3 se sont trompés dans leur vote, le quatrième n’ayant pas réussi à voter. La durée moyenne de vote ayant été 3,5 fois plus longue que pour le groupe de contrôle. Sur ces 4 seniors ayant échoué, 2 avaient des connaissances technologiques de base (utilisation du distributeur de billets, bornes), les 2 autres n’en avaient aucune.

(...)

Signalons que les plus de 65 ans représentent 10,2 millions d’électeurs.en France, et qu’actuellement on estime que plus de 80% d’entre eux n’ont aucune connaissance en informatique. Les seniors et les déficients visuels représentant près de 25% des électeurs (sources Insee et France Elections). Même s’il est difficile d’estimer quel est le pourcentage de seniors qui pourront voter normalement, il est certain, au vu de cette étude, qu’une grande majorité d’entre eux auront de très sérieux problèmes …… s’ils osent se présenter face à la machine. Signalons que les défauts ergonomiques importants de ces 2 machines seront aussi des obstacles pour les autres exclus de la technologie : seniors plus jeunes, analphabètestechnologiques, autres types de handicaps. Donc une source de discrimination importante."

Le travail d’évaluation est la synthèse d’évaluations effectuées par quatre experts reconnus en accessibilité et/ou du vote électronique (Gérard Uzan, chercheur aveugle, Université de Paris 8 – Walter Cybis, Université de Santa Catarina, Brésil – Odile Martial, Ecole Polytechnique de Montréal – Gabriel Michel, Université Paul Verlaine, Metz) ainsi que par des étudiants de Master en Interaction Humains Machines et de Master de psychologie du travail de l’université de Metz..

Posté le 6 mai 2007 par Philippe Cazeneuve
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